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NOIR

Il n’y a pas de place pour le superflu comme s’il fallait aller à l’essentiel.

Et pourtant, que ne trouverait-on pas derrière cette masse sombre et compacte ?

Comme si ce qui semblait être l’appel de la lumière n’était qu’un subterfuge.

Comme si l’appel provenait de cette partie opposée à la lumière, de ce qui était enfoui en nous, la plus inaccessible… au*delà du noir absolu.

N’est-ce pas la quête de l’insondable qui se joue ici ?

Une fuite éperdue et irrésistible vers le néant ?

Venez découvrir mes nouvelles œuvres sur la page NOIR …

Création d’une toile épisode 1

Une porte entrouverte, un mot inscrit à la peinture blanche sur le bois patiné par le temps… une pièce où, autrefois, on pouvait entendre le bruit des chaînes, sentir l’odeur acide de ces mères nourricières qui attendaient patiemment qu’on soulage leurs mamelles gorgées de lait.  Aujourd’hui, derrière cette vieille porte le souffle et la chaleur de ces ruminants ont laissé la place à un bric-à-brac d’objets et matériaux attendant leur heure. Une pendule sur le mur au crépi vieilli fait entendre son tic-tac inlassablement. Des outils gisent à même le sol espérant la main qui les saisira, la main de l’homme qui fera naître d’une palette destinée à une fin certaine, une œuvre sortie des méandres de son imagination.

Création d’une toile épisode 3

La main de l’homme trace sur le bois poli, les contours d’une forme qui bientôt prendra toute sa dimension. Mais patience, laissons le temps et l’application agir.

La main de l’homme, tel le peintre à l’œuvre, armé de ses pinceaux et de sa palette de couleurs, couche sur son tableau de bois des aplats de couleur. Il ne cesse de couvrir le bois de peinture, en superposant les couleurs. L’image prend forme, le dessin se précise, le fantasme se dévoile. Mais patience, laissons le temps et l’application agir.

La main de l’homme, armé de sa ponceuse, applique avec précaution le papier rugueux et de ses gestes précis fait glisser son outil. La peinture disparaît sous ses mouvements. Quand faut-il arrêter ? Jusqu’où peut-il aller ? L’homme arrête sa machine, contemple son œuvre. Il est un peu comme le funambule sur son fil, un faux pas, un geste de trop et l’équilibre s’ébranle. Parfois, il décide de s’arrêter, parfois il décide de continuer laissant apparaître un peu du bois de la palette. Chaque œuvre  est l’accomplissement d’un corps à corps entre le bois et la peinture orchestré par la main de l’homme.

La main de l’homme caresse le bois devenu la réalisation de ses fantasmes. Il sait maintenant que c’est terminé et que son œuvre ne lui appartient plus vraiment.

Art Paleto

palette

Définition ART PALETO

Nom masculin, ensemble de connaissances et de règles dans le domaine de la palette industrielle qui une fois désassemblée, puis assemblée de nouveau, se trouve transformée en un support adapté à l’idéal esthétique propre à une représentation picturale.

Présentation de l’artiste

   stephane

 

 

Stéphane Ayrault (signature AYS

Peintre autodidacte d’origine Barrouxienne qui naquit à la fin du XXème siècle (1966). A l’âge de 3 ans, il exécuta quelques zébrures sur le papier peint familial défraîchi. Cela lui permit, au-delà de recevoir une correction, d’avoir la certitude quant à l’importance du mouvement et de la gestuelle instinctive.  Peintre copiste, il s’essaya aux reproductions de paysages, portraits et autres sujets d’école, s’imprégnant des grands maîtres de la peinture. Puis ce fut la période « bricoleur ». Il en garda le plaisir de l’assemblage de planches issues de la déconstruction de palettes de bois. Au jeu de la reconstruction, il obtint de nouveaux supports où les aplats de peinture se mesurent aux passages de ponceuses et autres appareillages du »bricoleur » effréné.

Oeuvres de Stéphane Ayrault